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PAYS BASQUE

PAYS BASQUE

Ci-après quelques informations sur notre beau pays (source wikipedia) :

Euskal Herria

Le Pays basque ou Euskal Herria (parfois eskual herria), est un territoire qui renvoie à l'ethnie, soit la population de tradition, de culture et de langue basque (l'euskara) ainsi qu'à l'histoire basque. Il s'étend de l'Èbre à l'Adour, sur la France et l'Espagne, à cheval sur l'extrémité occidentale de la chaîne des Pyrénées, et est baigné par le golfe de Gascogne.

Il est difficile de préciser avec exactitude les contours d'Euskal Herria, dont les frontières administratives ne coïncident pas toujours avec les frontières ethniques et culturelles. Selon l'Académie de la langue basque, il s'agit des territoires basques nommés en 1643 par l'écrivain Axular dans l'avant-propos de son livre « Gero », à savoir les sept provinces basques traditionnelles (Zazpiak Bat) : le Labourd, la Soule, la Basse-Navarre, la Navarre, la Biscaye, l'Alava et le Guipuscoa.

Sur la base de cette définition, Euskal Herria recouvre 20 500 km2 et compte 3 millions d'habitants, répartis en trois entités politiques distinctes : deux communautés autonomes espagnoles, la Communauté autonome du Pays basque (dont les trois provinces, Alava, Guipuscoa et Biscaye, représentent 35 % du territoire et 72 % de la population totale), et la Navarre (plus de 50 % du territoire et 19 % de la population totale), ainsi qu'une portion du département français des Pyrénées-Atlantiques : le Pays basque français (le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule représentent 15 % du territoire et 9 % de la population).

C'est à l'unité linguistique d'une grande partie de ses habitants que l'ensemble doit son nom. En basque, le nom du pays est aussi étroitement lié à celui de sa langue. Pays basque se traduit par Euskal Herria (Pays basque) = Euskararen Herria (le pays de la langue basque), et Basque par euskaldun = Euskara dun (celui qui possède la langue basque). Très peu de peuples se désignent et désignent leur pays par la connaissance de leur langue. Quant au mot Euzkadi, inventé par le père du nationalisme basque, Sabino Arana, au XIXème siècle, il désigne la patrie basque. Les deux termes ont donc une portée différente. « Euskal Herria » est une notion plus géographique et culturelle, alors que « Euzkadi » est une notion politique : elle désigne la nation basque. À l'heure actuelle, Euskadi est le nom basque de la Communauté autonome du Pays basque formée par les provinces de l'Alava, la Biscaye et le Guipuscoa.

Des terres peuplées de Basques au territoire basque

L'expression « Terre des Basques » apparaît très précocement dans les textes en français, ainsi la lit-on déjà dans les « Chroniques » de Jean Froissart écrites dans la deuxième moitié du XIVème siècle. Jusqu'au XVIIIème siècle, l'expression « Pays des Basques » est utilisée pour désigner des espaces d'étendue variable peuplés de Basques.

En basque, la formule Euskal Herria est attestée à partir du XVIème siècle (chez Joanes Leizarraga en 1571). Comme pour les formes françaises, on désigne ainsi les régions peuplées de Basques. En 1643 le traité de religion Gero de Pedro de Axular, en langue basque, est le premier document connu qui décrit territorialement ce « Pays Basque » en fournissant l'énumération des sept provinces qui le composent.

Une telle description géographique demeure isolée. On note une nouvelle énumération des sept provinces (désignées comme « pays particuliers ») constituant un Pays basque, cette fois en français sous la plume du chevalier de Béla dans son Histoire des Basques rédigée entre 1761 et 1766.

Au XIXème siècle, l'expression « Pays Basque » est désormais d'usage courant en français, encore que son sens varie selon le contexte : région de langue basque, territoire des sept provinces ou territoire des trois provinces basques de France. Pendant cette même période País Vasco reste rare en espagnol : les terres peuplées de Basques sont désignées comme Vascongadas, comme País Vasco- Navarro, País euskaro, par l'expression basque Euskal Herría intégrée à la langue espagnole (sous des orthographes variées : Euskal-Erria, escualherria…), ou tout simplement comme Señorío de Vizcaya.

Ainsi dans la deuxième moitié du XIXème siècle, sous des appellations assez variées, le territoire composé des sept « provinces » traditionnelles est devenu un cadre conceptuel d'usage courant, bien au-delà des cercles nationalistes selon l'Académie de la langue basque. À titre d'exemple, on peut mentionner la carte des dialectes basques dressée en 1869 par Louis Lucien Bonaparte qui est intitulée : « Carte des sept provinces basques ».

Avec la montée en puissance du nationalisme basque, Sabino Arana invente un nouveau mot à la fin du XIXème siècle : Euzkadi, la « patrie basque ». Désignant le même territoire que le « Pays basque », il fait plus que décrire la délimitation d'une région culturelle et sous-tend un projet politique pour ce territoire. Un autre terme basque, Zazpiak Bat (« les sept font un ») va fournir encore une autre façon, plus lyrique, de se référer à ce projet politique.

Le Pays basque est une région fortement rurale pour 90 % de son territoire. Le maïs domine les cultures agricoles du Pays basque français et les Pyrénées-Atlantiques sont le deuxième département au niveau national en terme de production de maïs. Mais, la production est fortement concurrentielle et subit des baisses du cours. Certains producteurs préfèrent se tourner vers des productions plus rustiques et de qualité comme le piment d'Espelette, la cerise noire d'Itxassou, les pommes à cidre ou les produits biologiques.

De la préhistoire aux Romains

Restes préhistoriques à Okabe au SE de Saint-Jean-Pied-de-Port.
L'histoire du Pays basque commence à la préhistoire tels en témoignent les objets retrouvés dans les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya et de très anciennes sépultures. De nombreux peuples côtoient l'actuel Pays basque. De nombreux historiens romains relatent aussi l'existence de nombreuses tribus différentes des Celtes ou des Gaulois : Autrigons, Caristes, Vardules, Bérones, Vascons et Aquitains. Ces derniers collaborent sans doute pleinement avec les Romains. Au Moyen Âge, les Romains sont supplantés par les Wisigoths qui ont envahi toute la péninsule et les Francs qui se trouvent au nord des Pyrénées. Au milieu se forme le territoire des Vascons. Ils ne se soumettent pas au roi des Francs et n'hésitent pas à piller les villages au sud comme au nord. La particularité basque d'une société indépendante et très égalitaire apparaît alors à cette période.

Au VIIIème siècle, l'invasion musulmane provenant du sud prend le territoire des Basques. Se forme alors le royaume de Pampelune, prélude du royaume de Navarre. Charlemagne, à la suite de sa déconvenue à Saragosse, met à sac la ville de Pampelune et détruit ses murailles. En 778 eut lieu la Bataille de Roncevaux, où, pour se venger, les Vascons attaquèrent l'arrière-garde de l'armée franque de Charlemagne, privant ainsi de sa protection la constitution d'une zone d'influence carolingienne dans la vallée de l'Èbre, similaire aux marches hispaniques de Catalogne. Cette bataille donna naissance à la fameuse Chanson de Roland.

Du Moyen Âge à la Révolution française
Au IXème siècle, c'est le début de la reconquête des terres prises par les musulmans (Reconquista) et le Pays basque fut alternativement partie du royaume de Navarre et du royaume de Castille. Des conflits existaient entre les commerçants du Pays basque espagnol et les commerçants de Bayonne. C'est aussi le moment de la mise en place des fueros (fors). En Espagne, il s'agit d'une charte accordant aux populations des privilèges et des libertés et issue d'une synthèse entre les lois romaines et wisigothes. Elles sont conclues entre le roi et une vallée, une ville ou un village. Dans les provinces basques, il s'agit au contraire d'un texte que le seigneur jure de respecter pour obtenir l'obéissance de son peuple. Les députés des provinces basques y mettent par écrit les libertés et les franchises que le peuple basque veut conserver.

La province de Navarre sera la plus prospère sous le règne de Sanche le Grand au XIème siècle s'étendant sur une partie de l'Aquitaine au nord et en Aragon à l'est. Au XIIème siècle, elle éclate mais chaque province conserve son système de fueros. La Soule et le Labourd qui reviennent à l'Aquitaine tombent sous domination anglaise avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du roi d'Angleterre. Et durant la guerre de Cent Ans, le Pays basque est écartelé entre la France et l'Angleterre.

En 1521, la Navarre fut envahie par les troupes espagnoles et son territoire au sud des Pyrénées fut annexé à l'Espagne, moyennant promesse royale de respecter les fors de Navarre. Le royaume de Navarre sous domination de la Maison de Foix se réduisait alors aux territoires au nord des Pyrénées. En 1659 est signé le traité des Pyrénées à Hendaye qui marque le rapprochement de l'Espagne et de la France, et la reconnaissance implicite de la frontière au Pays basque, qui sépare donc définitivement en deux parties la Navarre.

Pendant ce temps, les Basques participèrent à une lucrative chasse à la baleine qui les emmena jusqu'aux terres inconnues de l'actuelle Terre-Neuve. De nombreux marins et explorateurs sont issus des territoires basques. La toponymie basque à l'embouchure du Saint-Laurent représente quelques dizaines de noms reconnus, surtout à Terre-Neuve. Par exemple, en Gaspésie nous trouvons « Barachois », l'« Ile aux Basques » face à la ville de Trois-Pistoles. Dans la baie de Sept-Îles, on trouve les îles « Île Grande Basque » et « Île Petite Basque », près d'Escoumins « L'anse aux Basques », du côté de Charlevoix « Lac du Basque » et « L'anse du Chafaud aux Basques ». À ces noms-là, on peut ajouter : Orignac, Orignal, originaires du nom basque orein qui signifie cerf. En outre, certains chercheurs, utilisent les commentaires de Koldo Mitxelena, faits en 1961, qui mentionnaient que le nom de Gaspé est d'origine basque gerizpe/kerizpe ce qui signifie sous l'abri.

Le XIXe siècle
La Révolution française voit la réorganisation administrative complète du Pays basque français et la suppression des assemblées spécifiques des trois provinces du nord (Biltzar du Labourd, États de Navarre, Cour d'Ordre en Soule). Au sud, le pouvoir des fueros est contesté par des économistes qui y voient un frein au développement économique. Lors d'une guerre de succession entre Isabelle II d'Espagne et son oncle Don Carlos, les avis sont partagés sur les fueros entre ces deux héritiers du trône. C'est la première puis la seconde guerre carliste entre 1833-1839 puis 1872- 1876 qui déchirent l'Espagne. Des guérillas des populations basques s’opposent aux armées des gouvernements libéraux espagnols. Mais en 1876 les fueros sont abolis par ordre du roi et le pouvoir central est affirmé.

La fin du XIXème siècle est marquée, côté espagnol, par la naissance du nationalisme basque. En 1895, le mouvement nationaliste basque, EAJ/PNV (Euzko Alderdi Jeltzalea - Partido Nacionalista Vasco, en castillan) ou EAJ-PNB (Parti Nationaliste Basque, en français), voit le jour et réclame le retour des fueros et l'autonomie des provinces basques. En 1930, des mouvements de gauche et du Front populaire émergent dans les deux pays[réf. nécessaire]. En 1931, la république est déclarée en Espagne et la droite prend le pouvoir.

Le nationalisme au XXème siècle

Affichage d'une revendication et expression du nationalisme basque (Zarautz, 2003).

En 1936, débute la guerre civile espagnole. Dès le lendemain du soulèvement militaire, en juillet 1936, EAJ-PNB, le Parti Nationaliste Basque, proclame son soutien au gouvernement légal républicain de Madrid. En remerciement, les républicains accordent un statut d'autonomie du Pays basque. La Navarre prise dès les premiers jours par le général Mola, et marquée par le Carlisme, soutient Franco tandis que la Biscaye et le Guipuscoa où le Parti nationaliste basque (EAJ-PNB) est puissant, soutiennent le pouvoir républicain en place. Franco attaque le Pays basque en 1937 et le bombardement de Guernica (immortalisé par un célèbre tableau de Picasso) fait de nombreuses victimes civiles. Le gouvernement autonome présidé par José Antonio Aguirre (EAJ-PNB) s'exile à Bayonne lorsque Bilbao est prise en juin 1937. De nombreux exilés rejoignent la partie française du Pays basque. Il ne fallut d'ailleurs pas attendre 1939 qui marque la victoire définitive de Franco pour que commence la répression franquiste.

La résistance basque rejoint les territoires du nord et en plus d'EAJ-PNB, deux mouvements se forment : ETA (Euskadi ta Askatasuna) en 1959 au sud, vite influencé par les idées révolutionnaires, et Enbata en 1963 au nord. Les mouvements se radicalisent et appellent à la violence. C'est le début du terrorisme. Avec l'arrivée de Juan Carlos au pouvoir, des concessions sont faites par le gouvernement espagnol mais cela ne satisfait pas les révolutionnaires qui veulent un peuple basque libre et socialiste. En 1979, le statut de la communauté autonome basque est signé par les provinces sauf la Navarre. Depuis, des institutions basques (parlement, gouvernement, système éducatif, radio-TV) sont mises en place.

Économie

Le centre financier de Bilbao
Le Gouvernement du Pays basque Sud (Hegoalde) de 1937 a émis sa monnaie. Il avait également son passeport, son armée, etc. José Antonio Aguirre était le lehendakari (Président). Les 4 provinces basques de Biscaye, du Guipuscoa, de Navarre et d'Alava se déclarèrent autonomes le 8 octobre 1936. Ce régime s’acheva le 18 juin 1937.

Elle commença à être frappée durant la troisième guerre carliste à Paris et Bruxelles. Les dernières monnaies autochtones sont celles frappées par le gouvernement basque en 1937 en Belgique, où l'on a fabriqué 7 millions de pièces de 1 Peseta (nickel, Ø 22 mm, tête de la liberté) et 6 million de pièces de 2 Pesetas (nickel, Ø 26 mm). Pour d'autre raisons, en 1937, on a frappé à Guernica, 50 000 pièces de 1 Peseta pour le conseil des Asturies et León. La même année, à Bilbao, 80 000 pièces de 50 centimes et 100 000 pièces de 1 Peseta ont été frappées pour le conseil de Santander, Palencia et Burgos.

Le billet de banque est payable en monnaie métallique, d'où l'expression « payable au porteur » qui, jusqu'à il y a peu de temps encore, figurait sur les billets. Le papier monnaie apparut en Chine au VIIème siècle de notre ère bien qu'elle ne fut utilisée en Europe qu'au XVIIème siècle. Le 2 juin 1782 se crée la banque de San Carlos qui émet pour la première fois des billets signés et numérotés à la main en mars 1783. Les séries les mieux accueillies à Madrid sont celles de 200, 500 et 1 000 Réals.

Au Pays Basque, la banco de Bilbao est la première a émettre, en 1857, des billets pour une valeur de 3 millions de Réals et, en 1863, suit la banque de San Sébastian (Donosti en euskara) qui émet pour une valeur de 6 millions de Réals. En 1864, les banques de Pampelune (Iruñea en euskara) et Vitoria-Gasteiz émettent respectivement pour 1.3 million Réals et 4.1 million Réals. Ces trois dernières banques fusionnent avec la banque d'Espagne en 1874, à l'intérieur de laquelle, celle de Bilbao continue son activité commerciale en reprenant ses billets.

Durant la seconde guerre carliste, on émet à Bayonne, des bons du trésor de la Real Hacienda, avec la formule : « remboursable comme dette préférable pour le trésor public » dans les cinq premières années de la pacification du royaume. Durant la dernière guerre civile et au reste du nord de l'Espagne et isolée de la zone Républicaine, la junte de défense de Biscaye dispose de l'émission de talons, émission ratifiée par le gouvernement d'Euskadi (décret du 21 octobre 1936). En 1937, on procède à l'émission de billets de 5, 10, 25, 50, 100, 500 et 1 000 Pesetas qui présentent le même endroit mais différents motifs pour les revers. Quelques exemplaires portent en violet le sceau du gouvernement d'Euskadi. Existent aussi des sceaux de couleur rouge pour la délégation de Hacienda du gouvernement d'Euskadi en Catalogne.

Tourisme

Le tourisme est la principale économie du Pays basque surtout pour la partie nord. Il représente 20 % du PIB pour le Pays basque français tandis que l'industrie réduit cette proportion à 4 % au Pays basque espagnol. Le tourisme est apparu au XIXème siècle avec l'arrivée des premiers touristes à Biarritz venant goûter aux bains marins. De nombreuses personnes célèbres comme Eugénie l'épouse de Napoléon III, le roi Édouard VII d'Angleterre, Edmond Rostand et bien d'autres vedettes se rendront dans le Pays basque afin de profiter des bienfaits de la mer et du thermalisme. Côté espagnol, la ville de Saint-Sébastien attire le plus grand nombre de touristes. Bilbao tire aussi son épingle du jeu avec notamment son musée Guggenheim. La renommée de Saint-Sébastien vient des premiers souverains espagnols puis des riches Espagnols qui allaient en vacances dans cette belle ville côtière. Enfin, les fêtes de San Fermin, qui se déroulent au mois de juillet à Pampelune, sont considérées comme l'une des plus grandes fêtes du monde, et attire plus de 2 millions de personnes chaque année.

L'attrait du Pays basque s'explique aussi par son climat clément en été, mais aussi sa culture, ses traditions et son patrimoine. De nombreuses activités et de nombreux loisirs attirent les touristes. La nature permet de pratiquer la chasse et la pêche mais aussi les sports d'eau vive sur la Nive à Bidarray, la randonnée et le VTT.

Pêche

La pêche est une activité économique très présente en Pays basque comme en témoigne les nombreux ports que l'on y trouve. Autrefois, les basques pêchaient activement la baleine dont on extrayait de nombreux produits dérivés comme le savon et l'huile. Mais, avec la raréfaction des baleines et l'interdiction de sa chasse, les basques se tournent vers la pêche à la morue au XIXème siècle. Le port de Saint-Jean-de-Luz est typique et permet de retrouver toute l'ambiance d'un port basque. Son activité fut essentiellement tournée vers la sardine et le thon malgré les rivalités avec les pêcheurs bretons sur ces produits.

Au XXème siècle, des rivalités opposent les pêcheurs espagnols aux pêcheurs français qui détériorent les conditions de travail. De plus la réglementation européenne et la raréfaction des ressources provoquent une crise importante dans la profession. Les pêcheurs s'organisent alors en coopératives puis modifient leurs zones de pêche en se déplaçant vers les côtes africaines. Les bateaux-usines se développent pour permettre de réaliser de plus grandes campagnes de pêche. Il existe tout de même un fossé entre les pêcheurs français et espagnols car ces derniers pêchent beaucoup plus que les pêcheurs du Pays basque français.

Industrie

Haut Fourneau de Bizkaia à Sestao Gran Bilbao
Les plus grosses industries se situent autour du pôle Bayonne-Anglet-Biarritz côté Nord. Le port de Bayonne est très dynamique et assure les livraisons de soufre et du pétrole de Lacq vers l'extérieur. Il est aussi la plate-forme européenne de distribution des véhicules Ford et General Motors fabriqués en Espagne et au Portugal. Enfin, on retrouve à Anglet l'usine de Dassault Aviation et le technopôle Izarbel à Bidart.

Quelques industries sont issues directement de l'artisanat du Moyen Âge comme la tannerie du cuir à Hasparren, l'espadrille à Mauléon, le linge de table et les textiles dans le Pays basque français.

On trouve à Saint-Jean-de-Luz au moins trois entreprises mondialement connues : la marque Quiksilver, le groupe Olano et le groupe médical B. Braun. On y trouve aussi une grande clinique des yeux, première en Aquitaine, travaillant en collaboration avec celle de Toulouse.

Au Sud regroupe les mines de fer de Biscaye qui assurent 10 % de la production mondiale et la sidérurgie à Bilbao. Côté financier, Bilbao et BBVA se sont unis afin de créer la deuxième place financière de l'Espagne.

Au sud, l'ameublement et le travail du bois au Guipuscoa et en Biscaye sont très présents.

Aujourd’hui, la Communauté autonome basque fait partie des dix régions dont le niveau d’industrialisation et le niveau de richesse sont les plus élevés d’Europe, aux côtés de la Bavière, du Bade-Wurtemberg, de la Lombardie et de la Haute-Autriche. En juin 2007, le taux de chômage atteignait le niveau record de 3,4 % et le taux de croissance du PIB 4,2 %. Après avoir traversé une grave crise économique et sociale pendant les années 1980, la Communauté autonome basque (ou Euskadi) a opéré un redressement économique spectaculaire.

Avec un PIB par habitant supérieur à la moyenne de l'Union européenne (indice 140 en 2007 contre 109 en Espagne - 111 en France), le Pays basque est devenu en 2007 la région la plus riche d’Espagne devant la Communauté de Madrid (indice 139 en 2007). C'est la première fois qu'une Communauté autonome dépasse la région capitale qui s'était toujours, logiquement, imposée comme la plus riche du pays.

Le centre financier du Pays basque est Bilbao, siège de la Bourse de Bilbao et des banques comme BBVA, et caisse d'épargne Bilbao Bizkaia Kutxa (BBK).

Agriculture

L'agriculture connaît un regain comme nulle part ailleurs en France. Elle représente désormais 6 % de l'activité locale contre 3 % pour le reste du pays, devenant ainsi le premier pôle économique de la région. Et 21 % des exploitations sont gérées par des paysans de moins de 35 ans, contre 15 % pour le reste de l'Hexagone. Compte tenu du relief très vallonné qui ne favorise pas la culture maraîchère, les trois quarts des 5 000 fermes se consacrent à l'élevage ovin : 2 000 d'entre elles possèdent le label AOC et 500 le label bio. « Les petites fermes et les petites collectivités assurent toute la chaîne de production, culture, transformation et vente, explique Michel Bidegain, conseiller à l'agriculture basque. Nous parions sur le marché de produits du terroir et de haute qualité ». Parmi ces productions désormais très valorisées, le piment d'Espelette qui commence à trouver sa place sur les tables des plus grands chefs et dans les épiceries de luxe. Le jambon Quintoa, lui, s'exporte en Asie et attend son appellation AOC. En 2013, un autre label estampillé « Pays basque », viendra confirmer le dynamisme régional. « Il permettra, en outre, de développer et atteindre des nouveaux marchés, des consommateurs toujours plus soucieux de produits authentiques », relève Jean-Baptiste Etcheto56.

Le vin était très présent dans tout le Pays basque, seuls quelques terroirs demeurent aujourd'hui comme le vin d'Irouléguy les vins de la Rioja, de Navarre et le txakoli autour de Guetaria. Quelques cultures d'oliviers sont visibles dans le bassin de l'Èbre. La Navarre est aussi une région de maraîchage.

Les régions montagneuses sont propices à l'élevage pour la production de fromage. Le Pays basque est notamment réputé pour la diversité des fromages de brebis, tant du côté nord que du côté sud avec des appellations protégées telle que l'ossau-iraty, le Roncal ou l'Idiazabal.

Outre un grand nombre de petits producteurs artisanaux, de grands groupes industriels sont installés notamment en Pays basque français telle que Lactalis (fromagerie Pyrénéfrom à Larceveau produisant le fromage Istara ou le Petit Basque) ou le groupe Bongrain (fromagerie des Chaumes à Mauléon avec l'Etorki). Parmi les races ovines typiques de la région, l'on trouve la manech tête noire, la manech tête rousse ou encore la basco-béarnaise.

Euskara

La langue basque, ou euskara est une des composantes importantes de la culture basque. C'est une langue vivante, qui est parlée par plus de 1 063 700 personnes[réf. nécessaire]. On peut présumer de son origine au paléolithique supérieur si l'on se réfère aux récentes recherches génétiques et scientifiques, combinées à la linguistique qui démontrent que les Basques d'aujourd'hui sont les descendants les plus fidèles d'un groupe humain qui vivait dans le Pays basque actuel durant cette période et qui survécut à la dernière glaciation. On retrouve pourtant des similarités grammaticales et lexicales avec de nombreuses langues de contrées lointaines (Caucase, Inde dravidienne, Sibérie) mais aucun lien d'échanges linguistiques avec la langue basque n'a encore été prouvé. En revanche la structure grammaticale du basque le distingue fortement de toutes les langues indo-européennes, ce qui lui vaut sa réputation de complexité.

Le basque utilise la déclinaison. Tous les groupes de mots d'une phrase se déclinent et leur terminaison est différente suivant leur rôle dans la phrase. Ces rôles ne coïncident pas partout avec les catégories grammaticales des langues indo-européennes, comme « sujet » et « complément d'objet direct » (le basque est une langue ergative). De plus, le basque est une langue agglutinante, c’est-à-dire que l'on peut cumuler plusieurs suffixes pour obtenir nuances et combinaisons de sens. Pour la conjugaison enfin, la forme du verbe dépend non seulement du temps, du mode et de la personne du sujet, mais elle peut aussi dépendre du complément d'objet direct, de la personne du complément d'attribution, et même des statuts respectifs de la personne qui parle et de celle à qui elle s'adresse (prolongement du tutoiement / vouvoiement).

Dans la communauté autonome basque et le nord de la Communauté forale de Navarre, la langue basque est officielle avec l'espagnol, avec respectivement 99,4 % des enfants qui sont scolarisés dans une école où le basque est enseigné et 41,4 % en Navarre. Les médias aussi favorisent son expansion et son utilisation. En France, la langue est considérée comme une langue minoritaire et seules des associations locales militent pour la sauvegarde et la transmission de la langue. Ces associations locales ont œuvré à la fondation et font vivre des « ikastolak » (écoles basques) dans lesquelles la totalité ou presque de l'enseignement est dispensé en langue basque. Ces ikastolak, peu nombreuses, scolarisent les enfants de la maternelle au collège. Tout comme les écoles confessionnelles, elles ont un statut d'écoles privées sous contrat avec l'État Français, et, à ce titre, bénéficient de financements d'État. De même, les enseignants et personnels de ces établissements sont rémunérés par l'État. Il existe aussi de nombreux établissements scolaires publics qui dispensent un enseignement bilingue (basque/français) de la maternelle au lycée, toutefois, seuls 21,7 % des enfants du Pays basque nord (France) sont scolarisés dans une école basque dont les écoles maternelles représentent plus de 35,5 % du total pour l'année scolaire 2004-2005

Les Fêtes

Le Pays basque est connu pour ses fêtes et festivals qui se déroulent toute l'année. Cette particularité peut s'expliquer par la vie autrefois rurale des habitants du Pays basque, par le catholicisme et aussi par un renouveau traditionnel encouragé par le tourisme important de la région.

La Soule est notamment réputée pour sa pastorale, représentation théâtrale. Elle est organisée chaque année par un village différent.

Il existe une communauté basque aux États-Unis (près de 100 000 personnes), essentiellement regroupée dans les États de la Californie, le Nevada et l'Idaho. La ville d'Elko dans l'État du Nevada organise chaque mois de juillet un festival basque (National Basque Festival) avec des danses traditionnelles, des spécialités culinaires, des courses de taureaux et des épreuves de force. D'autres festivals tel que celui de Boise dans l'Idaho sont également réputés. Il existe aussi une fête basque à Saint-Pierre-et-Miquelon, car des familles de pêcheurs basques sont venues s'y établir.

Par ailleurs, la plus grande concentration de Basques se situe en Argentine (près de 3 millions et demi de personnes soit 10 % de la population totale du pays), qui organise chaque année, la Semana Nacional Vasca (la Semaine Nationale Basque). Trente pour cent de la population chilienne porte un nom de famille basque et 30 % de la population uruguayenne a des origines basques.

Le Parlement de la Communauté autonome basque adopte la date du 25 octobre comme « Jour du Pays Basque » (« Euskadi Eguna » ou « Día de Euskadi »), commémorant ainsi le Statut de Gernika approuvé par référendum le 25 octobre 1979. Ce premier jour férié sera fêté en 201158.

La gastronomie

Grâce à sa pêche traditionnelle on trouve sur les marchés du Pays basque une très grande variété de produits de la mer (anchois, daurades, louvines, crabes, araignées de mer…). Avec une agriculture traditionnelle faite de petites exploitations, un climat et une géographie exceptionnels, le Pays basque dispose d’un large éventail de produits du terroir (fromages, agneau, piments, vins…) Cependant, des influences gasconnes se font sentir du côté de la France tandis qu'au sud on retrouve des influences espagnoles avec l'huile d'olive, la tomate et les poivrons, la cuisine ne connaissant pas les frontières administratives.

Dans la culture basque les sociétés gastronomiques ont toujours joué un rôle primordial. Lieux de rencontre, les sociétés gastronomiques sont des associations de village, de quartier, ou socioprofessionnelles qui allient les différentes structures de la culture basque (la langue basque, les danses et les chants basques, les sports basques, et bien sûr la gastronomie basque). La réputation légendaire des Basques pour les défis et les concours fit le reste. Toutes les fêtes et rassemblements populaires sont prétextes à des concours de cuisine, entre quartiers, villages, villes, sociétés gastronomiques ou entre amis. C’est ainsi que les tapas et pintxos (véritables plats traditionnels en miniatures) se sont développés. Dans les bars de Donostia (Saint-Sébastien) comme dans tout le Pays basque on rivalise d’ingéniosité pour créer les meilleures tapas et gagner les différents concours.

La cuisine basque utilise des produits de la mer comme le thon rouge (marmitako) frit généralement et servi avec une sauce basquaise (une compote de tomates, de poivrons ou idéalement de piments doux, d'ail et d'oignons). La morue est cuisinée à la Biscaye avec des tomates et des poivrons. D'autres spécialités à base de poissons sont cuisinées dans le Pays basque : le merlu koxkera, la daurade d'Oihartzun, le ttoro (soupe de poisson spécialité de Saint-Jean-de-Luz), les chipirons (sorte d'encornets cuisinés avec leur encre) et le txanguro qui est un crabe farci.

Le porc et l'agneau sont les viandes les plus consommées du Pays basque. Dans le Pays basque du sud, l'agneau est servi avec de la sauce basquaise et à Espelette on cuisine l'axoa qui est un plat à base de viande de veau avec du piment d'Espelette. La viande de porc est du cochon-pie qui a été élevé en semi-liberté et nourri de glands. Le poulet est consommé à la basquaise c'est-à-dire avec une sauce à base de tomates. Contrairement à l'erreur commise par bien des personnes, il ne faut pas confondre la sauce basquaise avec la piperade (sauce basquaise additionnée d'œufs)

Le fromage basque est un fromage de brebis frais au lait cru. Trois appellations contrôlées distinguent les fromages basques : l'ossau-iraty, le roncal et l'idiazabal. Le jambon dit « de Bayonne » est en réalité basco-béarnais et fabriqué à partir de porcs du Pays Basque Nord et des vallées d'Ossau et d'Aspe. Ce jambon était historiquement salé grâce au sel de Salies-de-Béarn puis exporté via l'Adour depuis le port de Bayonne d'où l'appellation jambon de Bayonne qui perdure aujourd'hui. Le porc, et en particulier le porc noir, a été réintroduit dans le Pays basque dans les années 1960 pour faire face à une grave crise agricole. Le foehn, vent sec de cette région, permet lors du séchage de faire pénétrer le sel à l'intérieur du jambon. Enfin, moins connus, les chichons, sorte de rillons et la ventrèche (xingar ou chingar), poitrine séchée et pimentée sont aussi des spécialités locales.

Côté alcool, quatre appellations existent dans le Pays basque : le vin d'Irouléguy appellation du Pays basque nord, le vin blanc de txakoli, les vins de la Rioja et les vins rouges de la région de Tudela, Tafalla et Estella. L'izarra et le patxaran sont des liqueurs basques.

Le cadre de vie basque

Au Pays basque les activités traditionnelles, force basque ou pelote basque, côtoient les activités plus contemporaines comme le golf ou le surf. La pelote basque est un sport très ancien possédant de nombreuses spécialités avec autant de règles particulières. Le jeu de base se joue à main nue.

La maison basque ou etxe est typique et représentative du Pays basque. Mais, on observe des différences régionales comme en Labourd où la maison est asymétrique au niveau de sa toiture ou en Basse-Navarre ou en Soule. Elle servait à accueillir les hommes et les bêtes sous le même toit.