Arosta - Campagne et Gourmandises

BIARRITZ

BIARRITZ

La localité résulte de l'union de deux centres de peuplement ancien, l'un voué à l'agriculture et l'autre tourné vers les métiers marins.
Ancienne paroisse de Bayonne, le quartier Saint-Martin s'en émancipe à une date encore inconnue, à la fin du XVIème siècle ou au début du XVIIème siècle.
D'abord port de pêche à la baleine, la localité connaît un bouleversement économique au xixe siècle à l'avènement des bains de mer. L'impératrice Eugénie en fait son lieu de villégiature, et avec elle toute l'aristocratie européenne fréquente la station balnéaire. Cette activité ne faiblit pas durant la Belle Époque et aujourd'hui encore, l'économie reste tournée vers le secteur tertiaire, dont l'hôtellerie de luxe, les soins à la personne et les loisirs marins constituent le vecteur prédominant.

Le climat doux de la station, le spectacle de l'océan et de ses vagues puissantes, ainsi que l'éclectisme de l'architecture ont inspiré de nombreux écrivains ou chroniqueurs.

C'est à la fin du XIXème que Biarritz prend véritablement son essort. C'est de cette époque (pose de la première pierre en décembre 1892 par la reine Nathalie de Serbie et inauguration en juin 1893) que datent les thermes salins de Biarritz, sur un projet de l'architecte Lagarde. En provenance des salines de Briscous, des canalisations souterraines de plus de vingt kilomètres acheminent alors une eau en teneur saline plus de dix fois plus élevée que celle de l'eau de mer. Ces établissements furent fermés à partir de 1953 et rasés en 1968.

Créé en 1894, agrandi deux fois (1911 et 1926) et toujours vivant aujourd'hui, le grand magasin Biarritz Bonheur est à l'époque un temple du luxe et de la mode. Au début du xxe siècle, la majorité de ses employés parlent anglais. La ville de Biarritz est également une ville liée à l'histoire de la mode française en particulier la maison Chanel. Coco Chanel y ouvre en 1915 sa 3ème boutique située 2, avenue Édouard-VII.

Le 27 mars 1944, la ville est bombardée par la deuxième vague de bombardiers de l'aviation alliée, en route pour détruire l'aéroport de Parme, la DCA allemande ayant abattu un appareil lors du premier survol. 150 personnes y trouvèrent la mort parmi la population civile, ainsi que 300 soldats allemands.

Après la libération, la ville accueille pendant quelques mois l'université américaine de Biarritz, inaugurée le 22 août 1945, qui vise à former les soldats après la victoire alliée en Europe. Sa direction est assurée par le général Mac Crosky, qui installe ses bureaux à l’hôtel du Palais. L’université comptera 10 400 inscriptions jusqu’à sa fermeture, le 8 mars 1946.

En 1956, le scénariste américain Peter Viertel, de passage à Biarritz avec son épouse Deborah Kerr pour le tournage du film Le soleil se lève aussi, utilise une planche de surf qu'un ami a fait venir par avion de Californie. Le surf-club de Biarritz, le Waïkiki est créé le 16 septembre 1959, par Jo Moraïtz ; le 24 juillet 1960 a lieu la première compétition internationale sur la Grande Plage.

En parallèle des entrainements et des compétitions, le Dr Saury, médecin des sapeurs-pompiers de la station dans les années 1950, allait mettre en place une chaîne de secours pour les surfeurs et baigneurs, dont l’organisation servit de modèle au futur SAMU créé en 1956.

Web ville : www.biarritz.fr
TWeb Tourisme : www.tourisme.biarritz.fr